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mercredi 4 octobre 2017

Le jour où je suis devenue prof de français

Ça y est, 10 mois après notre installation en Suisse j'ai trouvé et commencé un nouveau boulot : prof de français!

Pour l'instant je donne juste quelques heures à 2 groupes d'une douzaine d'enfants francophones (dont l'un des parents parlent français à la maison) mais qui sont dans le système suisse. Ils ne savent donc ni lire ni écrire en français, ont un vocabulaire plus limité et viennent avec moi pour ne pas perdre la culture française.


Bricolage réalisé pendant une séance

Les enfants ont 8-9 ans et je dois avouer que je m'éclate! J'ai une totale liberté pédagogique et je prends plaisir à créer de A à Z mes séquences, en mêlant littérature jeunesse, thème filé et souvent un petit bricolage. J'ai beaucoup d'idées et j'aimerais les voir plus qu'une seule fois par semaine pour faire plus de choses avec eux!

Parallèlement à ça je continue à étudier pour passe le DAEFLE à la fin de l'année (diplôme pour enseigner le français comme langue étrangère) et je bosse toujours sur mon allemand. Bref, je ne m'ennuie pas!

Also, ich bin jetzt eine Französischlehrerin. Es ist gerade ein gute Nachricht, weil ich endlich etwas nur für mich mache. Es ist wirklich schwierig für mich, eine Stubenmutter zu sein. 

jeudi 20 juillet 2017

Reconversion professionnelle

Enseigner l'histoire (française) ici, en Suisse alémanique, est un peu utopique. À moins que j'obtienne un jour un poste au lycée français de Zurich, mon capes d'histoire-géo ne me sert à rien.

Cependant même si le système suisse influence fortement les mamans à rester à la maison quand les enfants sont jeunes (école que le matin et garde pour l'après-midi entre 50 à 100 euros par jour, frilosité des recruteurs...) je suis bien décidée à retravailler.

Du coup je me tourne vers les 2 possibilités qui sont dans mes compétences :

- animer des ateliers créatifs de langue française avec les enfants (un peu un rêve quand on sait combien j'aime ça). 

- devenir prof de français comme langue étrangère.

J'ai donc une année qui s'annonce chargée car je suis inscrite à la formation DAEFLE (Diplôme d'Enseignement du Français comme Langue Etrangère), formation à domicile du Cned avec des exercices évalués à rendre régulièrement et un examen final sur table en juin. 

Planning personnel de travail pour le DAEFLE

En parallèle il me faut justifier d'un niveau minimum d'allemand pour pouvoir postuler et obtenir des jobs. Je dois donc passer et (tenter de) valider le niveau B1 d'allemand (niveau européen de référence). Or ce n'est finalement pas simple d'apprendre l'allemand en Suisse alémanique dans le sens où je ne "baigne" pas dedans. Dans la rue, à la radio, à l'école, dans les commerces, on entend soit le dialecte Suisse Allemand, (complètement différent de l'allemand "pur" comme ils disent ici) ou de l'anglais, du fait de la population hyper multinationale.


J'ai donc de quoi m'amuser cette année ;-), surtout qu'Ethan n'est toujours pas à plein temps à la crèche et Emmy est à la maison tous les après-midi (sauf le jeudi).

Le problème de se former chez soi c'est qu'il y a toujours une lessive, de la poussière ou un repas qui m'attendent et une fois que j'ai réalisé toutes ces tâches il ne me reste que peu de temps (et de motivation... ) pour le reste et du coup je procrastine.

L'avantage des plannings c'est que ça pousse à respecter le calendrier fixé... Il faut que j'en fasse un pour les révisions d'allemand!

mardi 17 janvier 2017

Journal du 17 janvier 2017

13 semaines que nous sommes en Suisse. Pour l'instant toujours pas de regrets (ouf!). Quelques déconvenues et agacements (le côté "psychorigide" ou les banques qui sont vraiment inefficaces, notamment pour les services en ligne, alors qu'on s'attend vraiment à autre chose en Suisse!) mais sinon toujours heureux de cette décision.



Le réveillon du jour de l'An est assez magique ici, des feux d'artifice éclatent tout autour du lac, pendant des heures avec celui de Zurich en majesté.



Ethan a commencé la crèche depuis la semaine dernière et l'adaptation est longue.... 1h avec moi pendant 4 jours puis 30 minutes tout seul et ensuite on augmente petit à petit... Il ne risque pas d'être traumatisé! ;-)



De mon côté je regarde l'offre de cours intensif pour suivre un mois de cours complet, tous les matins. Il faut que je progresse plus vite!



Le côté cool depuis début janvier c'est la neige, en quantité! 



Les paysages sont superbes et on se régale de glissades en luge, de batailles et de bonhommes de neige! 



Emmy tente aussi le patin à glace le mercredi après-midi, bref on se met aux sports locaux!



Enfin Emmy commence à aller à l'école seule, pour l'instant son papa la laisse à 400m de l'école, avec une rue à traverser!




dimanche 8 janvier 2017

Quelques spécialités culinaires suisses!

Nous voilà installés depuis maintenant plus de 2 mois donc nous avons découvert (mais pas forcément testé!) plusieurs spécialités suisses, parfois délicieuses, parfois incongrues je dois dire!


D'abord la boisson nationale suisse : Rivella!

Source : http://www.rivella.ch

La recette est basée sur le lactosérum, c’est à dire ce qu’il reste du lait après extraction des graisses et des protéines. Le lactosérum est (soi-disant !) un liquide d’un goût tout à fait neutre qui contient des minéraux, oligo-éléments et vitamines ainsi que du lactose. J'avoue ne pas avoir encore goûté, surtout que c'est une boisson pétillante et je n'aime pas trop les bulles!

Du côté des chocolat (bien sûr!) :
- Les chocolats Kägi Fret, c'est une recette suisse-allemande faite d’une gaufrette enrobée de chocolat. Un délice.

Source : http://www.theswissbakeryonline.com

- Les bâtons Kirsch de Lindt, véritable institution et introuvables en France. 

Source : http://urbanplatter.in

Les bâtons Kirsch allient un kirsch suisse préparé sur la base de cerises et du chocolat Lindt. Ils sont saupoudrés d'une légère couche de cacao. Il faut donc aimé les chocolats à l'alcool ;-).

- Le chocolat en « branches », parfaites pour le goûter des enfants (et des plus grands!)!

Source : https://www.biz-nestle.ch

- Le chocolat au marzipan (massepain), une pâte à base d'amande. Je n'ai pas eu l'occasion de goûter encore.

Source : https://produits.migros.ch

Et surtout dans les supermarchés on trouve des chocolats Lindt au poids, en libre service, comme des bonbons!


Du côté des douceurs :
- Les biscuits Basler Läckerli.

Source : https://www.manufactum.de

Ce sont de petits gâteaux qui ressemblent du pain d'épices, à base de miel, de fruits confits et d'amandes. Les biscuits sont découpés en petits carrés, puis glacés. J'ai trouvé ces biscuits très durs, un peu "plastiques" (mais chut, ne vexons pas les Suisses!). 

- Les Bärli-Biber, sorte de pain d’épices appenzellois fourré aux noisettes/amandes. 

Source : http://www.wikiwand.com/de/Appenzeller_Biber
Toujours dans des jolis sachets avec des dessins qui changent (sur le thème de Noël pour l'Avent par exemple), ce sont mes gâteaux suisses coup de coeur!

- Des Bretzel à toutes les modes, sucrés ou salés, gros ou petits, secs ou moelleux. Mes préférés sont les bretzel épeautre/chocolat.


- Les biscottes Zwieback : pas spécialement "typique" en tant que telles mais elles sont bien meilleures qu'en France, très dures, compactes. Régal du petit-déj!


- Les yaourts avec des parfums nouveaux : noisettes, chocolat (façon yaourt nature auquel on ajoute du cacao amer : bof bof), mangue/framboise façon Melba, café, expresso, banane, muesli...



- Le Bündner Nusstörtli, une tartelette aux noix et au miel, très gouteuse et généreuse, miam!

http://www.laconditoria.ch

Du côté des fromages :
- L'emblématique fondue "moitié-moitié ».

Source : https://produits.migros.ch

Ici on trouve la fondue en sachet, en pot individuel, en carton... Les ingrédients principaux sont pour moitié le gruyère et le vacherin fribourgeois, d’où son nom. Ces fromages sont mis à fondre dans un caquelon frotté d'ail avec du vin blanc. Cette fondue se déguste bien sûr avec du pain coupé en gros dés. 

- Et les innombrables gruyères, pour tous les goûts!

En plat de résistance :
- Les Spätzli, sorte de gnocchi suisses (ne leur dites pas ça!), assez bourratifs!

Source :http://www.kenwoodworld.com/de-ch

Du côté des spécialités incongrues :

- Les tubes...
Les Suisses mettent toute sorte de produits en tube, dont le saumon, le pâté de foie, de la pâte à tartiner salée à la levure de bière (Cenovis) ou encore des vermicelles de crème de marron…. Il faut dire que les Suisses sont les inventeurs du tube alimentaire! Les supermarchés ont donc tous un rayon complet avec des tubes de toutes les couleurs.
Ci-dessous, les tubes présents dans un seul (petit) supermarché (et je ne suis pas sûre de les avoir tous vu!).




- Les oeufs durs colorés. Spécialité culinaire suisse, l’oeuf dur coloré est appelé aussi «pique-nique» (du fait de son utilisation) mais aussi «carnaval» ou «arc-en-ciel» par exemple, selon la décoration. Les Suisses en emmènent partout !


A l’origine, les oeufs cuits et colorés se consommaient pendant la période précédant Pâques. Ils se conservent 1 mois à température ambiante (?!).


Il y a des nouveautés très régulièrement et j'ai même découvert des oeufs "reines des neiges" pour Noël, bleu pailleté! J'ai hâte d'être à Pâques lorsque les rayons doivent se remplir!


Voilà un premier tour de nos découvertes gustatives, il y en aura sûrement d'autres!


mardi 22 novembre 2016

Journal : 20 novembre

Encore une semaine de passée au pays d'Heidi!

De mon côté je commence à me sociabiliser ;-) : j'ai débuté les cours d'allemand...


... et j'ai repris la danse (classique). L'avantage étant que le vocabulaire de la danse est toujours en français "plié, dégagé, entrechat...", quel que soit la langue du pays!

Nous continuons de goûter aux douceurs locales ;-).


À la maison j'ai l'impression de manquer de temps car j'ai mille et une choses à faire, toutes ces choses reléguées depuis longtemps (classer les photos, coudre, trier les papiers...).
Retour en force de l'allergie aussi, le chauffage au sol, assez fort et qu'on ne peut pas régler doit accentuer le problème...


Emmy de son côté est toujours à l'aise à l'école. Elle nous étonne avec quelques mots d'allemand sortis inopinément et je crois qu'elle est bien intégrée puisqu'elle veut faire un goûter (et même une soirée pyjama?!) pour son anniversaire à la fin du mois.
Je suis allée aussi à la Besuchsmorgen "porte ouverte" de l'école : régulièrement les parents sont invités à venir en classe, pour observer le déroulement de la journée. J'ai assisté au sport, qui a lieu le mardi matin, et j'ai vu Emmy s'assoir à califourchon sur son copain donc je crois qu'elle est à l'aise ;-)!


Je crois que c'est un peu "long" pour Éthan, il réclame la crèche et cela lui ferait effectivement du bien d'avoir "son monde à lui". En attendant on profite l'un de l'autre et je lui propose (enfin) des activités manuelles : ils adorent ça!


L'accès à la nature et les jeux pour enfants, tous plus originaux et beaux les uns que les autres, me confortent dans l'idée qu'Emmy et Éthan seront bien ici.



mercredi 9 novembre 2016

Journal : vendredi 4 novembre

Après un week-end "montage de meuble" et une semaine de déballage, les cartons sont enfin tous vidés et l'appartement (à peu près) rangé. 



J'ai même eu le temps de m'atteler à la déco et de fixer des tableaux au mur par exemple.
Une semaine sans internet et sans téléphone, l'enfer... C'est d'un côté très reposant mais j'aimerais pouvoir donner des nouvelles plus régulièrement et plus facilement. Je checke mes mails en descendant vers la guest housse qui nous a accueilli au début pour récupérer le wifi, dans la rue, pendant la sieste. Donc je vérifie juste l'essentiel.


Monsieur a repris le boulot depuis mardi, il est assez stressé de se retrouver comme le "petit nouveau qui doit faire ses preuves" lui qui était "senior" dans son ancienne boîte.
A mon étonnement il souffre aussi de la barrière de la langue, lui qui pourtant parle quotidiennement l'anglais, sans problème, et qui se débrouille très bien en allemand. 
Le côté "langue maternelle" dont on maîtrise toutes les subtilités lui manque. Difficile de blaguer par exemple dans une autre langue.
De mon côté c'est plutôt le mélange des langues qui m'angoisse un peu... Ici tout le monde (même les enfants qui me parlent dans la rue!) "va et vient" entre l'anglais et l'allemand, parfois même le français. Difficile de savoir en quelle langue s'exprimer. 


Le comble c'est que les mots me viennent souvent en anglais quand j'essaie de parler en allemand. Moi qui pensait être nulle dans la langue de Shakespeare, je m'aperçois que je me débrouille.
Du côté d'Emmy, c'est sûr et définitif, il n'y a pas de dessert à la cantine! Et le menu propose tous les jours féculent + légumes chauds.
Éthan lui nous réclame la "crècre" et nous avons eu confirmation qu'il aurait une place au plus tard en janvier mais sûrement avant, ouf!


Je m'étonne / m'amuse / m'interroge sur les différences culturelles : le côté "montagnard et sportif" des gens (et leur équipement : bonnet fin en coton pour les 1ers froids ou body col roulé pour les bébés par exemple), les rayons des supermarchés avec des milliers de nouveautés/spécialités que j'ai envie de tester, le vin qu'il va falloir ramener de France, la rareté des chiens (car ils sont taxés!), le calme des Suisses dans la rue, très peu de cris (même les enfants), le respect des passages piétons (notamment quand un enfant veut traverser et même quand seuls 2 pieds apparaissent au bord du trottoir),

le côté "organisé et efficace" des démarches et en même temps ultra rigoureux, les parcs avec des jeux originaux et en bois ou encore la propreté des rues...


samedi 5 novembre 2016

Journal : dimanche 30 octobre

Nous sommes enfin dans notre appartement depuis jeudi soir ! 

1ère fois pour tout le monde que nous pénétrons dans l’appartement : Monsieur a visité le même, mais à un autre étage et nous ne sommes donc pas sûrs de ce que nous allons découvrir…
Finalement très bonne surprise, l’appartement est très lumineux, avec une vue sur le lac de Zurich incroyable. La qualité suisse est au rendez-vous, à tous les niveaux, matériaux de construction, électroménager, équipement.
Cependant que de galères pour cet emménagement…




D’abord les déménageurs qui ne sont pas prévenus que nous avons les clefs de l’appartement seulement jeudi à 17h. Ils sont là à midi et ne sont pas très contents d’attendre. Ils sont d’autant plus mécontents que leur feuille de route indique « rez-de-chaussée » alors que l’appart est au 1er étage avec un escalier intérieur pour le 2ème niveau. 

Je comprends leur désappointement mais de notre côté nous avions bien tout précisé avec la centrale et le secrétariat du déménageur : 1ère déconvenue donc…
Ensuite nous décidons vendredi de déposer Emmy à l’école et de filer chez Ikea acheter les meubles qui nous manquent. Enormément de choses à acheter, avec Ethan "dans les pattes".


1er « couac », nous arrivons à 13h30 à l’école d’Emmy au lieu de 13h25 car il y a du monde sur la route…

2ème boulette, nous avons loué une camionnette pour revenir et la clef de l’appartement est dans la voiture, sur le parking d’Ikea, à 35 minutes de route (aller!)…. La fatigue nous fait faire beaucoup de bêtises… Evidemment il est pile l’heure de la sieste normalement pour Ethan (et pour Emmy d’ailleurs). Le camion est loué à l’heure, pas d’autre solution que de décharger, de laisser quelqu’un avec les meubles (moi et Ethan) pendant que Monsieur et Emmy ramènent le camion pour récupérer la voiture (et la clef !!!).
Au total 2 très longues heures, Ethan est fatigué et en t-shirt (et moi en sweat) alors qu’il fait 17 degrés au mieux.
Je puise dans mes réserves d’inventivité pour trouver comment l’occuper. Evidemment il repère chaque bêtise à faire, ce qui n’aide pas. Il a soif alors que nous sommes dehors (merci le parc de jeu avec le WC public qui nous sauvent). Finalement une personne sort de l’immeuble et j’en profite pour bloquer la porte. Je monte devant notre porte un des matelas que nous avons acheté et nous nous installons là avec Ethan. Il fait bon (nous commencions à être gelés), et je sors la dinette achetée à Ikéa. Ethan joue un bon moment et l’apparition (divine !) de la voisine sauve la dernière demi-heure : avec mon anglais sans faute je lui explique que nous sommes coincés dehors, elle nous propose de rentrer chez elle (ce que je n’ose pas faire) mais surtout elle propose à Ethan de goûter, galette de maïs soufflé, mandarine (qu’Ethan appelle « cocaïne »…) et bonbon !
Cette dame a le coeur sur la main, elle nous a prêté ensuite son « troller » pour monter les cartons de meuble.



Je passe sur le montage de meuble avec 2 enfants dans les parages et une montagne de cartons... mission quasi impossible et les enfants font une surconsommation de dessins animés… Nous avons expliqué aux loulous que la situation était exceptionnelle mais les bonnes habitudes vont être dures à reprendre, je le sais d’avance…
Dernière bourde à ce jour, le montage de l’armoire Ikea (la fameuse série Pax), horizontalement, au sol, et qui ne passe pas au moment de la redresser. La notice indique bêtement que 2m44 de hauteur est nécessaire pour relever l’armoire au moment où il faut la redresser, pas au début. 
Monsieur et son ingéniosité refuse de tout redémonter, les « pieds » arières sont rabotés et l’armoire est debout !

vendredi 7 octobre 2016

Trouver un logement à Zurich : une épreuve pour les nerfs

Dès le contrat de travail signé, nous avons commencé à chercher un logement, notamment grâce au site : Homegate.


Nos critères : si possible 4 chambres pour accueillir la famille/les amis et un logement qui ne soit pas plus petit que ce que l'on a actuellement à Paris. Si l'on part à Zurich c'est aussi pour essayer de gagner en qualité de vie.

Les contraintes : 
- essayer de trouver un logement disponible avant le 1er novembre (début du travail de monsieur) mais pas trop tôt non plus pour ne pas faire doublon avec Paris.
- trouver notre logement pas trop loin de Zurich et dans un coin agréable, notamment pour que je ne sois pas complètement isolée.
- rester évidemment dans des loyers "acceptables" pour nos revenus.
- avec un espace extérieur et si c'est un jardin c'est encore mieux!

Source :www.sport-evasion.net

1er écueil : il y a peu de grandes surfaces à Zurich même et celles dans les villes alentours sont du coup très demandées. Des prix qui flambent donc, au-delà des prix parisiens... On commence à bien sentir le "Zurich, ville la plus chère du monde"!

2ème écueil : louer en tant qu'étrangers pas encore installés en Suisse freine les agences/proprio. Nous n'avons aucune preuve de salaire, à part le contrat de travail, pas encore de banque pour la caution car il faut un logement pour avoir la caution... Et il faut d'ailleurs un logement pour lancer toutes les démarches : le dépôt de la caution, obtenir le permis de travail, inscrire Emmy à l'école...

3ème écueil : il faut faire à chaque fois le déplacement pour visiter le bien et le faire tout de suite. Le marché immobilier est tendu, on ne peut pas regrouper plusieurs visites en même temps et c'est forcément Monsieur qui s'en occupe car mon anglais est "in progress" et mon allemand est débutant...

Le 12 août par exemple, un appart qui nous plaît apparaît dans les annonces. On appelle, la visite est décidée pour le lendemain matin. Il est 15h, il faut partir immédiatement car nous y allons en voiture.
5h de route et arrêt à Mulhouse à hôtel La Bourse, après une longue, très longue traversée des Vosges.
Le lendemain encore 1 heure de route, visite de l'appart à Oberrieden (près du lac de Zurich). Il n'est pas parfait mais il nous plaît, surtout il possède 4 grandes chambres.
Il a fallu attendre 15 longs jours à s'angoisser pour avoir enfin la réponse. Le propriétaire a préféré louer son bien à un couple sans enfant (pour 4 chambres et 3 salles de bain!!) car les locataires du dessous sont exigeant au niveau bruit...
Ce type de déconvenue c'est répétée plusieurs fois et nous commençons à désespérer de trouver un logement!

Finalement nous avons trouvé un appartement il n'y a pas si longtemps et nous emménageons le 27 octobre, ouf!

Le bon côté de l'immobilier à Zurich maintenant c'est qu'en général les constructions sont de bonnes qualités, avec une obligations d'entretien entre chaque locataire. Le chauffage est souvent compris dans les charges et les logements sont entièrement équipés en électroménager de bonne qualité, dont un lave-linge et sèche-linge (séparés), souvent en laverie au sous-sol pour les petits apparts mais que nous avons en individuel.

Vivement l'emménagement!

mercredi 21 septembre 2016

L'idée de l'expatriation et nos réactions!

L'idée de s'envoler pour Zurich ne vient pas d'une démarche volontaire de notre part : c'est en fait l'entreprise qui est venue chercher monsieur.
Pour tout dire au premier appel, il n'a pas donné suite et à raccrocher avant de me demander en plaisantant si je nous voyais partir de Paris et nous installer à Zurich...


© photo perso

Finalement l'entreprise a insisté et petit à petit l'idée a fait son chemin. 
Nous avions discuté plusieurs fois de l'expérience formidable que doit être l'expatriation, pour des adultes mais aussi pour des enfants : on a donc sauté le pas, assez naturellement.

Tout est réuni (ou du moins on veut le croire!) pour une première expatriation :
- la ville de Zurich est renommée pour sa qualité de vie, les enfants grandiront au bord d'un lac, près des Alpes, sans pollution parisienne.   
- nous restons "proches" de notre famille (Lyon) et de nos amis (Paris), tous à 4h de TGV.
- un nouveau pays connu pour sa neutralité historique (hum hum) mais aussi. du coup, pour son ambiance "paisible" (alors que celle de Paris nous pèse de plus en plus).
- une ouverture culturelle et un accès aux langues privilégiés pour les enfants (aïe aïe le suisse allemand quand même!).
- de nouvelles sorties, découvertes et une position plus centrale en Europe qui nous permettra de découvrir encore plus facilement les pays alentours : Allemagne, Autriche, République Tchèque, Italie, Liechstentein...

Alors quelles réactions chez tout le monde?

Du côté des enfants, Ethan (2 ans) n'a évidemment pas beaucoup réagi ;-).

Emmy (4 ans), habituée à "voyager" grâce au rendez-vous "Voyageons Ludique" de Souris Maman, a été dans un premier temps très emballée. Elle était ravie de découvrir un nouveau pays et une nouvelle langue même si elle nous a dit qu'elle aurait préféré se rendre en Asie (pour les pandas cqfd).
Et puis récemment elle s'est rendue compte que tout le monde allait parler allemand, notamment à l'école, alors certaines angoisses commencent à monter, par exemple celle d'être seule dans la cour de récréation car elle ne comprendra pas ses copines.
Nous la rassurons en lui apprenant ses premiers mots de vocabulaire allemand.

De mon côté, je suis hyper enthousiaste de ce nouveau projet, centré sur notre famille. Je mesure la chance extraordinaire que cette expatriation représente pour chacun de nous.
J'ai demandé une mise en disposition, de droit, à l'Education Nationale, ce qui me permet de m'expatrier sans perdre ma place d'enseignante le jour où l'on reviendra en France.   
J'angoisse évidemment pour beaucoup de choses : comment les enfants vont supporter l'adaptation à la langue, est-ce que je ne vais pas trop me sentir isolée, est-ce que je vais vite me remettre à niveau en langue, est-ce que mon nouveau rôle de maman au foyer ne va pas trop me peser et l'enseignement me manquer?
Mais toutes ces interrogations sont finalement normales et trouveront leur réponse petit à petit.

Nous avons donc hâte d'être enfin installé en Suisse et de commencer notre nouvelle vie!


mardi 30 août 2016

Au revoir Paris, Hello Zürich!

© photo perso

Nous rêvions de nous installer à l'étranger avec nos deux monstres, de leur offrir cette chance, cette ouverture.
Depuis début juillet ce rêve est devenu concret, le contrat d'embauche est signé, nous partons! Même si ce n'est pas le bout du monde, beaucoup de changements nous attendent : Zürich, la Suisse, mais surtout la Suisse allemande!
Une nouvelle langue, des nouvelles traditions, une nouvelle culture et une vie à redéfinir tous les quatre, ailleurs.
Pour partager cette expérience, ce nouveau blog From Paris to Zürich, qui nous permettra de garder une trace et de partager nos découvertes.